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L'industrie, arme de lutte indispensable aux hôpitaux contre le coronavirus

Il faut arrêter avec l'industrie-bashing plaide fort justement Hervé Danton, Délégué de Mecanic Vallée. Il souligne en effet que sans l'investissement de nombre d'industriels aux côtés des hôpitaux dès le début de la pandémie, les exploits accomplis par nos soignants auraient été impossibles. Explications par l'exemple.

 

 

LES INDUSTRIELS MOBILISES AU COTÉ DES SOIGNANTS

 

 

Le cluster Mecanic Vallée, labellisé Territoire d'Industrie, regroupe plus de 200 entreprises qui emploient 13 000 personnes dans trois principaux secteurs d’activités en mécanique : l’aéronautique, l’équipement automobile et la machine-outil. 

 

Elles sont réparties sur la Nouvelle-Aquitaine et l'Occitanie, régions moins touchées dès le début de la pandémie et qui, grâce à un respect sérieux des règles édictées par les autorités publiques, ont été relativement épargnées. Et c'est une chance, souligne Hervé Danton, car plusieurs de ces entreprises ont dû être déconfinées beaucoup plus tôt que les autres pour supporter les hôpitaux français dans leur guerre contre le virus.

 

Pour prendre un exemple parmi elles, la société Ratier-Figeac, spécialiste mondial de la maintenance des hélices pour l'aviation, n'a pu rester confinée que trois jours, soit moins longtemps qu'un poids lourd comme Airbus. Car c'est une évidence : pour que le système de santé soit opérationnel, il faut que les machines et les moyens de transport pour acheminer les malades et le personnel fonctionnent parfaitement. Sans cela, aucun hôpital ne peut fonctionner.

 

 

UNE CRISE ANTICIPÉE TRÈS TÔT

 

 

Or cela n'a pu être réalisé en toute sécurité que parce que ces industriels avaient su anticiper la crise. 


Ainsi, Hervé Danton fait remarquer que Mecanic Vallée a fait partie des tout premiers à signaler dès le 9 mars, soit 8 jours avant même le début du confinement, la pénurie de masques qui se profilait. Grâce aux remontées de terrain de ses adhérents qui se heurtaient à des difficultés, le cluster a en effet indiqué aux différents ministères concernés que la consommation par les services de santé publique des FFP2, des FFP3 et des modèles chirurgicaux plus simples augmentant logiquement de façon drastique, ceux-ci allaient rapidement venir à manquer alors même qu'ils seraient nécessaires à la fois aux soignants et aux entreprises mobilisées. 


Dès la mi-mars, les adhérents de Mecanic Vallée ont aussi offert leurs stocks de masques, gants… aux établissements de soins qui en avaient besoin, à Rodez, Figeac, Decazeville, Brive...

 

 

 

 

UNE ENTRAIDE EXEMPLAIRE

 

 

Dès ce moment, ils ont également commencé à préparer le réapprovisionnement à venir. 


Ses entreprises ayant besoin, pour assurer la continuité de leur production, d'un millier de masques par semaine, le cluster a alors fait jouer son réseau pour que ces industriels puissent s'entraider dans ces moments difficiles. Ainsi, certaines des sociétés les plus importantes ayant suffisamment de stock, elles ont pu en redistribuer 100 000 aux plus modestes, ce qui a permis à ces dernières de tenir le coup et de faire de substantielles économies au regard de la croissance exponentielle des prix auxquels se négocie désormais ce nouvel or blanc… 

 

 

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Le 18/05/2020