L’AÉRONAUTIQUE

UN MARCHÉ AU CŒUR DE GLOBAL INDUSTRIE

Edito

GLOBAL INDUSTRIE, l’événement français qui donne des ailes à l’aéronautique


Un marché florissant qui engendre de véritables défis à relever : montées en cadences, nécessaire digitalisation de la production, recrutement et formation… Tels sont les grands questionnements et tendances actuels de l’aéronautique sur lesquels GLOBAL INDUSTRIE Lyon 2019 réunira une offre mondiale adaptée à ces technologies et apportera éclairages, réponses et solutions !

Avec 7,3% des visiteurs, ce secteur constituait, juste derrière l’automobile, le deuxième marché le plus représenté lors de la première édition de GLOBAL INDUSTRIE, en mars 2018 à Paris.
Ces 3 000 personnes ne s’y sont pas trompées. En réunissant, à l’occasion d’un seul et même événement et pour la première fois en France, l’ensemble de l’écosystème industriel international - start-up, grand groupe, sous-traitant, fabricant d’équipement ou de solutions, pôles de compétitivité, centres de recherche… - et de la chaîne de valeur - R&D, conception, production, maintenance, services, formation… -, GLOBAL INDUSTRIE garantit en effet aux professionnels de l’aéronautique de trouver :
 
Signe de l’importance et de la considération apportées par les organisateurs à ce secteur, ils lui avaient consacré une table ronde intitulée « Quel avenir pour la filière aéronautique ? », animée par Yann Cochennec, rédacteur en chef adjoint d'Air & Cosmos, et qui a réuni Christelle Olivié, Directrice générale d’Axon'Cable, Philippe Eudeline, Président de Normandie AeroEspace et Directeur de l'Innovation de Thales Air Systems, Massi Begous, Partner chez Roland Berger, et Tony Thoma, Vice-President Strategy, Marketing & Communications de Thales. Sans oublier des keynotes de Philippe Quichaud, Directeur de la Politique Industrielle d’ArianeGroup, et de Philippe Chamoret, VP Group Industry, Operations et Performance/DOP chez Thales.
La deuxième édition de GLOBAL INDUSTRIE, qui aura lieu pour la première fois à Lyon du 5 au 8 mars prochains, sera l’occasion pour eux de (re)trouver leurs collaborateurs présents et à venir.
Ne la manquez sous aucun prétexte !
 

Les tendances et attentes du marché vues par la presse et les sites spécialisés

L’aéronautique, un secteur en vitesse de croisière mais attentif aux risques de trous d’air

Un article paru le 16 juillet dernier sur le site internet de Challenges à l’occasion du salon de Farnborough, en Angleterre, soulignait que « pas plus que les difficiles négociations sur le Brexit, les tensions commerciales entre les Etats-Unis d'un côté et la Chine et l'Union européenne de l'autre ne semblent menacer le boom que connaît depuis plusieurs années le secteur de l'aéronautique et de la défense, qui pèse quelque 800 milliards de dollars (685 milliards d'euros). "L'environnement global continuera de refléter la bonne santé du secteur en dépit des nuages sombres du Brexit et d'autres menaces sur le front commercial", déclare Richard Aboulafia, analyste chez Teal Group. "En fait, la tendance des dernières années devrait continuer, l'aéronautique restant une bulle protégée dans un monde turbulent" ».
 

Des chiffres qui s’envolent

Un article d’Europages.fr du 30 octobre 2017 donne plusieurs chiffres intéressants : « selon HSBC, la taille de la flotte mondiale devrait être doublée entre 2017 et 2036 en raison de la progression du trafic aérien mondial. Du coup, les deux principaux constructeurs mondiaux d’avions, l’européen Airbus et l’américain Boeing tablent sur une importante hausse de production d’appareils. Airbus prévoit ainsi, dans son rapport Global Market Forecast 2017-2036, la commercialisation de 35 000 appareils supplémentaires d’ici 2036, tandis que Boeing envisage la production de 41 000 appareils pendant la même période, selon les prévisions du Current Market Outlook 2017-2036.
Selon les chiffres de l’ASD Europe (AeroSpace and Defense Industries Association of Europe), association qui représente les compagnies européennes du secteur, le chiffre d’affaires de l’industrie aéronautique et spatiale européenne a totalisé 222 milliards d’euros en 2015, répartis entre le civil (54%) et le militaire (46%). Les dépenses R&D ont représenté pour leur part 20 milliards d’euros. Ce sont les Etats-Unis qui arrivent sur la première marche du podium des industriels mondiaux de l’aéronautique avec des recettes en 2015 de 227 milliards de dollars. Ils sont suivis par l’Union européenne (180 milliards de dollars). Derrière ces deux poids lourds, on trouve la Russie (26,7 milliards de dollars de recettes en 2015), le Canada (22,1 milliards de dollars), le Japon (17,4 milliards de dollars) et le Brésil (6,9 milliards de dollars).
Ces bonnes perspectives laissent de nombreuses opportunités pour l’industrie française. Selon le bilan dressé par le Gifas (Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales), 2016 a été une année record pour l’industrie aéronautique française avec une progression du chiffre d’affaires à 60,4 milliards d’euros (+4,1% à périmètre constant) avec une très forte composante exportation de 41,7 milliards d’euros. Le carnet de commandes global de la profession représente environ 5 années de production, ce qui permet de dégager le premier solde excédentaire de la balance commerciale française en 2016 avec + 18,6 milliards d’euros ».
 

La supply chain au cœur des préoccupations du secteur

On aurait néanmoins tort de croire que le ciel est entièrement dégagé. Conséquences notamment de ce succès, certains nuages s’amoncellent autour d’un thème au cœur de GLOBAL INDUSTRIE : l’industrie du futur !
Ainsi, un article publié le 16 juillet dernier par Reuters fait apparaître que « l'accélération des montées en cadence de production dans les monocouloirs monopolise l'attention des petits fournisseurs aéronautiques, qui peinent ainsi à mener la digitalisation de la production pourtant cruciale à moyen terme, estiment des industriels et des analystes. Airbus et Boeing (…) et leurs principaux équipementiers multiplient les initiatives pour digitaliser leur production afin de la rendre à la fois plus rapide et plus fiable, utilisant par exemple un "jumeau numérique", simulation informatique de l'ensemble des machines d'une usine. "L'étape d'après, c'est d'essayer de pousser cette digitalisation chez leurs fournisseurs pour que ce ne soient pas eux les goulots d’étranglement dans la montée en cadence", souligne Pascal Fabre, directeur général au cabinet AlixPartners (…).
La pression exercée par les avionneurs ou les grands équipementiers sur les petits et moyens fournisseurs pour qu'ils tiennent les cadences est telle qu'elle leur laisse peu d'oxygène pour préparer l'étape d'après, c'est-à-dire une fois que les cadences de production des programmes actuels seront stabilisées, souligne de son côté Sébastien Maire, partenaire chez Kea (…).
Le financement n'est pas la principale difficulté, grâce notamment à l'aide du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas), ajoute-t-il, pointant plutôt le manque de fournisseurs de robots très efficaces pour l'aéronautique.
Tous les fournisseurs n'avancent pas à la même vitesse dans la digitalisation de leur production mais, plus que leur taille, c'est leur culture qui influence leur maturité dans ce domaine, estiment des analystes.
[Autre souci], la filière aéronautique, qui a mis en place des formations spécifiques pour relancer le recrutement de techniciens spécialisés qui venaient à manquer, comme les chaudronniers, fait désormais face au défi de recruter des mathématiciens capables de l'aider à utiliser l'intelligence artificielle, par exemple ».
Autant de challenges à relever dès aujourd’hui pour éviter les trous d’air de demain qui pourraient s’avérer très préjudiciables à un secteur qui a le vent en poupe !
 
Focus : la filière aéronautique en France (source : site de la DGE)

La filière nationale est structurée autour d’un nombre restreint de grands constructeurs ensembliers (Airbus, Airbus Helicopter, Dassault Aviation,), de motoristes (Snecma et Turbomeca du groupe Safran), d’équipementiers fournisseurs de sous-ensembles complets (Safran, Zodiac Aerospace, Thales, etc.) et de grands sous-traitants de rang 1 (Latécoère, Daher-Socata, Stelia, Lisi, Liebherr, Aubert & Duval, etc.), qui font travailler un tissu de sous-traitants et prestataires estimé à plus de 3 000 entreprises, principalement des PME.
Chiffres clés :
- 158 500 salariés
- CA 2016 : 49 Mds € dont 92% à l'exportation
- R&D : 5,7 Mds € soit 12% du CA
Des données complétées par un article paru sur le site des Echos le 19 juillet qui souligne que « selon une étude américaine réalisée par les analystes de Teal Group et d'AeroDynamic - des références dans le domaine -, l'industrie aéronautique et spatiale française se place précisément au deuxième rang mondial, derrière les Etats-Unis et devant la Chine, avec un chiffre d'affaires de 69 milliards de dollars en 2017 (…) grâce aux performances de ses industriels à l'exportation, au premier rang desquels Airbus , mais aussi Safran, Dassault, Thales... La France est, avec les Etats-Unis, le seul pays exportateur d'avions de ligne, d'avions d'affaires, d'hélicoptères et d'avions de combat et le principal contributeur de l'industrie spatiale européenne ».
 

Sélection de technos/produits présents sur le salon

Le saviez-vous ? - Miscellanées d’aéronautique dans les allées de GLOBAL INDUSTRIE

Vous avez tous entendu parler des miscellanées, ce genre littéraire composé de textes divers mélangés avec une unité plus ou moins manifeste.
Et bien c’est exactement ce que nous vous proposons de faire dans cette rubrique : un bref aperçu, totalement subjectif et donc tout sauf exhaustif, au gré des connaissances du rédacteur, de la présence de l’aéronautique dans les allées de GLOBAL INDUSTRIE.

Saviez-vous par exemple que…

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